Basé à Tiohtià:ke/Montréal, HTMlles est un festival biennal d’arts médiatiques et de culture numérique qui présente le travail d’artistes, de théoricien-ne-s et d’activistes locaux-ales, nationaux-ales et internationaux-ales, passionné-e-s par la réflexion technocritique dans une perspective féministe. Chaque édition explore des questions sociopolitiques d’actualité à travers une série d’expositions, de conférences, de performances et d’ateliers.

Lancé en 1997, le festival s’articulait initialement en tant que plateforme internationale dans l’objectif d’introduire l’art web créé par les femmes. En étroite collaboration avec des organismes partenaires, HTMlles est devenu un festival multi-site dédié à la présentation d’œuvres d’arts médiatiques indépendantes créées par des artistes femmes, trans ou dissident-e-s du genre, dans un environnement transdisciplinaire et axé sur l’anti-oppression.

éditions précédentes

HTMlles est une production d’Ada X, centre d’artistes féministe bilingue fondé en 1996 et engagé dans l’exploration technologique, la création et la critique en arts médiatiques.

Édition 2026

À l’heure où les systèmes numériques influencent de plus en plus notre façon de communiquer, de se souvenir, de s’organiser et de gouverner, les questions d’échelle deviennent urgentes. Pour qui ces systèmes sont-ils conçus ? Que rendent-ils visible et que laissent-ils de côté ? Pour sa 16e édition, HTMlles, produit par Ada X, adopte À échelle humaine comme thème et prise de position.

HTMlles 2026 rassemble des artistes, des commissaires, des chercheur·es et des travailleur·euse·s culturel·les dont les pratiques portent sur les réalités quotidiennes de notre vie avec la technologie. Plutôt que de se concentrer sur l’innovation comme une fin en soi, le festival met de l’avant des pratiques ancrées dans l’expérience vécue, le « care » et l’agentivité collective. À travers des expositions, des performances, des projections, des ateliers, des résidences et des rassemblements publics, la programmation explore comment les technologies interagissent avec la mémoire, les corps, les environnements et les formes d’appartenance.

À échelle humaine réfute l’idée d’une technologie neutre, inévitable ou universelle. Au contraire, le thème examine les conditions sociales, politiques et matérielles dans lesquelles les infrastructures numériques sont produites, entretenues et contestées. Les œuvres présentées explorent la lenteur, la proximité et la participation comme moyens de contrer les modèles extractifs et les systèmes axés sur le rendement. Une attention particulière est accordée aux formes de connaissances sensorielles, incarnées et partagées, ainsi qu’aux pratiques qui ravivent l’agentivité grâce à des approches « low-tech», communautaires et expérimentales.

Ancrée dans les histoires féministes de l’activisme médiatique, HTMlles continue de servir d’espace de dialogue, d’expérimentation et d’apprentissage collectif. À échelle humaine nous invite à faire une pause, à écouter et à imaginer des façons de vivre avec la technologie qui sont plus attentives, responsables et fondées sur la responsabilité collective.

HTMlles 2026 conteste l’idée de la neutralité ou de l’inévitabilité de la technologie en abordant les systèmes numériques comme des choix politiques, éthiques, environnementaux et sociaux. Le festival met de l’avant des pratiques artistiques qui interviennent dans l’intelligence artificielle et les systèmes algorithmiques, remettant en question leur conception, leur déploiement et leur usage, tout en nommant les coûts matériels de la vie numérique, comme le travail, la surveillance, l’extractivisme et la consommation énergétique. Mettant l’accent sur l’agentivité collective, HTMlles souligne les infrastructures numériques communautaires, les pratiques d’autodétermination numérique et les formes de résistance qui vont de la réappropriation au refus. Le festival prône des approches technologiques lentes et à échelle humaine qui privilégient le « care », l’attention, l’accessibilité et le développement durable plutôt que la rapidité, le rendement et la performance. En revisitant le passé et les futurs spéculatifs du web, le festival s’attaque également à la monopolisation et à l’opacité, en soutenant l’expérimentation artistique qui revendique, réinvente et remodèle les environnements numériques. Ensemble, ces orientations reflètent l’engagement d’Ada X pour les arts médiatiques féministes et les pratiques technologiques centrées sur la communauté et fondées sur l’expérience vécue, la bienveillance et la responsabilité partagée.

Équipe

  • Kristel Tremblay
    [Coordonnatrice générale]
  • Gio Olmos
    [Coordonnateur·trice administratif·ve]
  • Tyra Maria Trono
    [Coordonnatrice à la programmation]
  • Nadia Trudel
    [Coordonnatrice des communications et des médias sociaux]
  • Stéphanie Lagueux
    [Coordonnatrice à la médiation et au développement numérique]
  • Deborah Vanslet
    [Coordonnatrice à la production]
  • Alexandra Dumais
    [Traduction]
  • Violette Moukhtar
    [Conception graphique]
  • Monica Rekas
    [Développeuse web]
  • Raison d’être Media
    [Relations publiques]
  • Amélie Barrette
    [Stagiaire à la programmation]
  • Justine Arsenault
    [Stagiaire aux communications]