Au gré de nos corps perméables
En collaboration avec OBORO
À l’ère de l’accélération des systèmes numériques et d’un climat sociopolitique de plus en plus polarisé, un besoin de rencontre, de communauté et de connexion semble émerger. La douceur, la lenteur et l’écoute peuvent alors agir comme des moteurs de résistance poétique et sociale face aux logiques de performativité capitaliste soutenues par des structures de surveillance.
Au gré de nos corps perméables s’inscrit dans cette dynamique en proposant une expérimentation relationnelle et performative autour du rituel du thé. La performance prend pour point de départ l’installation d’une grande table autour de laquelle le public est invité à partager un thé et des biscuits. L’artiste initie des conversations portant sur des enjeux contemporains liés à la technologie et au féminisme intersectionnel. Des questions ouvertes posées aux convives visent à créer un espace sûr et sensible, laissant place au ressenti des participant·e·s. En ce sens, l’œuvre vise à apaiser les craintes liées aux technologies tout en affirmant la puissance politique des espaces intimes.
Une contrainte performative et installative imposera également de conserver la vaisselle usée sur la table pendant la durée de l’événement. Cette accumulation devient à la fois la trace tangible du passage des convives et une métaphore de la collecte incontrôlée des données personnelles. Par ailleurs, une page internet documentant des citations retenues à travers les discussions lors de l’événement agira comme une extension du projet, notamment à travers un dispositif informatique que le public pourra consulter suite aux rencontres autour du thé, dans d’autres espaces dédiés.
Accès à l’espace
Il y a trois marches à monter pour entrer dans le bâtiment. La porte d’entrée s’ouvre en tirant. Cette entrée n’est pas adaptée aux fauteuils roulants. L’espace est situé au troisième étage.