“An ex-girl guide wanders through a disenchanted forest meeting various cyborgs, post- humans, post mammals and ghosts… wondering which are her friend and which are her foe. Inspired by their collective power, they rise up, gaining freedom from the tyrannous Company of Men who have long ravaged their world. Becoming Teen Sleuth & the Freed Cyborg Choir, they embark on a journey to examine raw evidence: the excavation/colonization of the mind, body, spirit, land-through singing ope-raw. To move forward, they must look back and begin a series of songs/flashbacks. It is a multidisciplinary, music-based inquest: an experimental art rock ope- raw that will make you want to get up and dance!”

Teen Sleuth synthesizes both popular and so-called ‘high brow’ genres, bringing messages of academia/gallery art to a modern, youthful setting for greater accessibility. Thematically, the show explores issues of technical/medical intervention, feminist/cyborg ethics, traditional iconsof the girl experience, oppression, and issues of environmental destruction. The common thread is this excavation/colonization of the mind, body, spirit, and land. It is the idea that existence as a free citizen is possible, if only in our minds.

The music/imagery is inspired by Smallwood’s experiences with the removal of a benign brain tumor in 2005. She was hooked up to EEG machines with electrodes on her brain, reading her brain waves. Ellen wondered about the emotional/spiritual implications of her bond with the machine and considered her connection as a flirtation with cyborgism.

To heal, Smallwood returned to the countryside of her childhood in Nova Scotia. She was disturbed by an open-pit leadmine’s destruction of the land. In a naive effort of escapism, Smallwood reread her Nancy Drew novels. Drawing inspiration from the fearless, original teen sleuth, she began to gather raw evidence of this multi-faceted excavation. She wrote songs telling stories of diverse characters with a common thread of disenchantment. She created

a mirror of fantasy/reality, with her own experiences reflected the character of ex-girl guide/ teen sleuth, playing on another Canadian girlhood icon. This character examines aspects of institutional oppression/empowerment and how these experiences translate into an adult feminist perspective- hence the “ex-girl guide”.

These stories expanded upon Smallwood’s return to Montreal. As a designer, daily hours on the computer led to a contextual loss of reality. Swept into the realm of “undo”, “redo”, “copy”, “paste”, her brain’s functions now automatically reached for these tools despite the situation- whether it be hand-drawing or adding too much salt to a recipe. The realization of this cognitive restructuring/ technological dependency recalled her earlier bond with the machine. External technology cast us as low-tech cyborgs. This identity, juxtaposed with her neuro-physical computer connection, crafted a mystery. Where lies a creature’s essence, the cycle of all living things, and the positive/negative implications in this modern existence? Raw evidence leads us on an artistic inquest: an experience brought to life visually by Mckenzie with collaborative musical composition of Schürmer and Smallwood, executed by many talented collaborators.

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“Une ex-girl guide erre à travers une forêt désenchantée, rencontrant des cyborgs, post- humains, mammifères et fantômes sur son chemin… et se demande lesquels sont ses amis ou ses ennemis. Inspirés par leur pouvoir collectif, ils s’élèvent ensemble et s’émancipent progressivement de la tyrannique ‘Compagnie des Hommes’, qui ravage leur monde depuis longtemps. Ils deviennent ainsi Teen Sleuth & the Freed Cyborg Choir, et débutent un voyage pour observer une triste évidence: l’excavation/colonisation de la raison, du corps, de l’esprit et de la terre. Pour avancer, ils doivent se retourner et commencent une série de chansons/ flashbacks, formant un opéra qui sert à exprimer leurs découvertes. Il s’agit donc d’une quête musicale et multi-disciplinaire: un opéra rock/expérimental et artistique, qui vous donnera l’envie de vous lever et de danser!”

Teen Sleuth réunit les genres populaire et ‘éclairé’, et combine les messages d’un art académique/de galerie à une réalisation jeune et moderne, permettant une grande accessibilité. Le spectacle explore les thèmes de l’intervention technique/médicale, des éthiques féministe/ cyborg, de l’oppression et des icônes traditionnelles de l’enfance, ainsi que la question de ladestruction de l’environnement. Le fil conducteur est l’excavation/colonisation de la raison, du corps, de l’esprit et de la terre.

C’est l’idée que l’existence en tant que citoyen libre est possible, même si elle n’a lieu qu’à l’intérieur.

La musique et l’imagerie sont inspirées par l’expérience d’Ellen Smallwood, qui subit l’ablation d’une tumeur bénigne du cerveau en 2005. Elle se retrouva ainsi connectée à des machines EEG par des électrodes placées sur son cerveau, pour lire ses ondulations. Ellen s’interrogea alors sur les implications spirituelles/émotionnelles de son lien avec la machine, et considéra cette connexion comme un flirt avec le ‘cyborgism’.

Pour sa convalescence, Ellen retourna dans la campagne de son enfance en Nouvelle-Écosse, pour y découvrir une exploitation de plomb à ciel ouvert détruisant les terres. Dans un effort naïf d’évasion, Ellen se replongea dans les nouvelles de Nancy Drew. Son inspiration grandit dès lors grâce au courageux et unique ‘teen sleuth’, et elle commença ainsi à amasser des preuves tangibles de cette excavation multi-forme. Elle écrivit des chansons relatant l’histoire de divers personnages, ayant tous en commun leur désenchantement. Elle créa alors un

miroir de fantasmes/réalités, avec ses propres expériences reflétées par le personnage d’ex- girl guide/teen sleuth. Ce personnage examine les aspects de l’oppression/responsabilisation institutionnelles, et de comment ces expériences se traduisent dans une perspective féministe adulte, soit avec l’ “ex-girl guide”.

Ces histoires prirent de l’ampleur lors du retour d’Ellen à Montréal. En tant que designer, les heures passées quotidiennement sur l’ordinateur la menèrent à une perte de réalité contextuelle. Projetée dans le royaume des “copier”, “coller”, “annuler”… les fonctions de son cerveau s’étendirent ainsi automatiquement à ces outils, quelque soit la situation-qu’il s’agisse de dessiner à la main ou d’ajouter trop de sel à son plat. La réalisation de cette dépendance cognitive restructurante/technologique la rappela à son lien passé avec la machine; les technologies nous désignant comme des ‘cyborgs’ de basse qualité. Cette identité, conjuguée à sa connexion neuro-physique avec la machine, instaura un mystère: Où repose l’essence d’une créature? Les preuves brutes nous guident alors dans une quête artistique: une expérience menée à bien visuellement par Frances Adair Mckenzie, avec la collaboration musicale d’Aleks Schürmer et Ellen Smallwood, et l’exécution par de nombreux collaborateurs talentueux.

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